Thursday, 22 April 2010

19:00 – 21:00
Centre St-Pierre
1212 Panet
Montreal, QC
Un regard à la première personne sur le plus grand projet industriel au monde, ses conséquences sur l’écologie et les droits Autochtones, de Fort Chipewyan à Montréal.

Avec George Poitras, l’ex-Chef de la Nation Cri Mikisew

Présentations en français et anglais, avec traduction.

ENGLISH: http://www.facebook.com/event.php?eid=117990024882296

Organisé par Montréal Contre les Sables Bitumineux
(GRIP-Q McGill groupe de travail)
et Climate Justice Montréal (climateactionmontreal.wordpress.com)
en association avec
Ensemble Contre les Sables Bitumineux / No tar sands
http://www.facebook.com//group.php?gid=172610176902

AU SUJET DE GEORGE POITRAS

George Poitras est l’ex-Chef de la Nation Cri Mikisew, un des deux peuples de Fort Chipewyan, situé à 200 km en aval des plus vastes exploitations minières de pétrole au monde. Depuis quelques années, cette communauté vit une épidémie de cancers qui est fréquemment associée à l’exploitation des sables bitumineux.

Poitras travaillait aux Relations avec les industries pour les Cris Mikisew. Il a récemment quitté ce poste suite aux pressions exercées par les compagnies pétrolières souhaitant qu’il se bâillonne au sujet des conséquences des sables bitumineux sur sa communauté.
Il travaille maintenant à temps plein en tant qu’activiste international pour les droits Autochtones, exposant les impacts globaux des sables bitumineux.

Les médias nous ont servi des comptes-rendus superficiels sur l’exploitation des sables bitumineux. George Poitras a une connaissance profonde de l’impact écologique et social de cette industrie sur les communautés Autochtones. Cette perspective offre aux Montréalais une rare occasion de constater, sans filtre, ce qu’est la vie au cœur du plus grand projet industriel de la planète.

Les séquelles humaines et écologiques de l’extraction pétrolifère du nord de l’Alberta, les droits Autochtones, et le lien avec Montréal sont les sujets qu’abordera George Poitras.

LES COMMUNAUTÉS EN AVAL

L’exploitation et le traitement des huiles bitumineuses d’Alberta en font le plus important et ravageur projet industriel au monde. Ce mégaprojet rend impossible l’atteinte des engagements canadiens envers l’Accord de Kyoto, et anéantit un incommensurable territoire ainsi qu’une des plus vastes étendues d’eau douce du continent.

Les peuples Cri et Dene de Fort Chipewyan vivent directement en aval des exploitations minières. Les mines à ciel ouvert et les gigantesques lacs toxiques servant à décanter les eaux usées flanquent la rivière Athabasca qui est assiégée d’écoulements. Suncor a admis qu’un seul de ses énormes bassins de décantation laissait s’écouler 1.6 million de litres d’eau toxique par jour. Le courant emporte les eaux 200 km plus loin à Fort Chipewyan, sur les rives du lac Athabasca.

CANCERS RARES

Pendant des années, cette petite communauté de 1200 habitants a constaté des taux anormalement élevés de rares cancers et de maladies du système immunitaire. Des tentatives d’informer le public ont été accueillies par des procédures répressives. Le docteur John O’Connor, généraliste qui pratiquait à Fort Chipewyan, avait sonné l’alarme et fut accusé de faute professionnelle par des fonctionnaires de Santé Canada en 2007. L’an dernier il fut exonéré de trois des quatre accusations pesant contre lui. La dernière accusation est celle d’avoir “alarmé inutilement” la population.

Plus de 100 personnes sont mortes à Fort Chipewyan depuis 2000, soit presque 10% de la population. Une récente étude gouvernementale a trouvé 51 cancers dans 47 personnes dans la communauté depuis 1995. Malgré ces données, gouvernement et industrie continuent à nier tout lien entre la santé de la communauté et l’exploitation des sables bitumineux.

MONTRÉAL ET LES SABLES BITUMINEUX

Un projet de pipeline nommé “Trailbreaker” transporterait jusqu’à 200,000 barils par jour à Montréal, en majorité pour consommation états-unienne.

Le traitement des sables bitumineux requiert au moins trois barils d’eau pour chaque baril de pétrole produit. Le même baril de pétrole exige environ quatre tonnes de terre pour y trouver l’huile bitumineuse qui est séparée du sable par ébullition. Al Gore avait commenté qu’alimenter une Prius avec du pétrole Albertain est l’équivalent de conduire un Hummer.

Ajouter 200,000 barils par jour à la production signifie 600,000 barils de soupe toxique de plus. Cela veut aussi dire que la forêt serait défrichée et transformée en désert boréal toxique au rythme accéléré de 800,000 tonnes de plus chaque jour.

****************************************************************
An unfiltered look at the world’s largest industrial project, its impacts on ecology and Indigenous rights, from Fort Chipewyan to Montreal
With George Poitras, former chief, Mikisew Cree First Nation

Map: http://tinyurl.com/ydm98ce

ABOUT GEORGE POITRAS

George Poitras is a former Chief of the Mikisew Cree First Nation, one of two First Nations located in Fort Chipewyan, 200km downstream from the largest tar sands operations. In the last decade, the community has faced a cancer epidemic that many believe is connected to Tar Sands operations.

Until recently, Poitras worked for Mikisew Cree’s Industry Relations, but left after extraction companies put pressure on the First Nation to stop him from speaking publicly about the impacts of the tar sands on his community. He now works full time as an Indigenous rights activist, speaking out about the global consequences of the tar sands internationally.

The media has offered superficial accounts of the tar sands industry, but Poitras’ deep knowledge of the social and ecological impacts of the tar sands on Indigenous communities offers Montrealers a rare unfiltered look at life at ground zero of the world’s largest industrial project.

Poitras will speak about the ecological and human costs of tar sands extraction, Indigenous rights, and how Montreal is involved in the destruction that is taking place.

THE TAR SANDS AND DOWNSTREAM COMMUNITIES

The extraction and processing of Alberta’s tar sands is the largest and most destructive industrial project on planet earth. The “gigagproject” makes it impossible for Canada to meet its obligations under the Kyoto protocol, and is polluting a vast area of land and one of the largest sources of fresh water on the continent.

The Cree and Dene peoples of Fort Chipewyan live directly downstream from the tar sands. The Athabasca River flows through the vast tar sands strip mines, and gigantic toxic tailing ponds. In the case of one of Suncor’s “tailing ponds” (actually a lake, many kilometres in diameter), the company admitted that at least 1.6 million litres per day of toxic water are leaking into the Athabasca River from a single “pond”. 200 kilometres downstream, the Athabasca River meets Fort Chipewyan at the point where it flows into Lake Athabasca. The same water continues north, ending up in Deh Cho (aka the Mackenzie River), which flows north to the Arctic Ocean.

RARE CANCERS

For years, the small community of 1,200 has seen disproportionately high rates of cancer and autoimmune diseases. Attempts to alert the public have been met with repressive measures. John O’Connor, a doctor working in Fort Chip who sounded the alarm was charged with misconduct by Health Canada officials in 2007. Last year, he was cleared of three of the four charges. The one outstanding charge is that of “causing undue alarm.”

Over 100 people have died in Fort Chipewyan since 2000, nearly 10 per cent of the community’s population. A recent government study found 51 cancers in 47 people in the community since 1995, yet government and industry continue to deny any causal link between the community’s health and the tar sands.

THE MONTREAL CONNECTION

A proposed pipeline project known as the “Trailbreaker” would bring up to 200,000 barrels per day of tar sands through Montreal, in large part destined for US consumption.

Tar sands extraction requires at least three barrels of water for each barrel of oil produced. An average of four tonnes of earth is removed for each barrel of oil produced from the tar sands. Al Gore once remarked that putting fuel from the tar sands in a Prius gives it the same climate-changing emissions as a Hummer.

Adding 200,000 barrels per day of capacity to tar sands extraction means adding 600,000 more barrels per day of toxified water to tailings ponds that leak into the Athabasca River. It means ripping up an extra 800,000 tonnes of earth per day to feed the demand for oil.

FURTHER VIEWING AND READING

Videos:
George in London: http://tinyurl.com/ya84jjq
George at Climate Rally: http://tinyurl.com/yexjdua

Articles:
George in the Guardian: http://tinyurl.com/m46fbp
Profile of George in the Edmonton Journal: http://tinyurl.com/yfxdlra
BBC Coverage of London Protests: http://tinyurl.com/meb5rc
BBC Coverage of Fort Chipewyan: http://tinyurl.com/yctach6